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jeudi 15 mars 2012

Après-soleil Kitsuné‏




Note globale de la soirée : 4/5

Commentaire :
Ce jeudi 15 mars est l'absolu exemple du bienfait de l'oisiveté. Déjà bénis par une météo exceptionnelle donnant à cette journée un divin avant-gout d'été, les étudiants et chômeurs de la capitale étaient conviés par Kitsuné dans les sous-sols de chez Colette entre 17h et 19h.
Au 213 rue Saint-Honoré, trois groupes présents sur la dernière livraison du label (Kitsuné Parisien II) venaient se produire pour fêter la sortie de la compilation et démontrer l'étendue de leur talent.
Dans des conditions aussi optimales pour les spectateurs abreuvés gracieusement que délicates pour les artistes privés de balance et victime d'un son exécrable, l'après-midi fut l'occasion de découvrir deux perles.
Owlle fut la première d'entre elles. La jeune femme arrive seule et joue de trois claviers sans jamais lâcher le micro. Une performance marquée par une voix et un rythme se rapprochant des morceaux les plus électro de Madonna.
Même qualité musicale et scénique chez Lescop. Les trois jeunes au look importé du punk britannique des années 60 propose une chanson française rehaussée d'une basse et d'une guitare très rock.
Exotica, qui ouvrait le bal, laisse une impression plus mitigée du fait d'une présence trop timide face au public.
C'est le cœur léger que l'on essaie de se glisser hors de la boutique. Le retour à la réalité n'en est que plus violent le lieu étant assailli de badauds observant Karl Lagerfeld faire ses emplettes...

dimanche 21 août 2011

L’experience Suuns



Note globale de la soirée : 4/5

Commentaire :
Mercredi soir, le Nouveau Casino accueillait les québécois de Suuns. Devant un public composé de fans de la première heure et de jeunes convertis, le quatuor a réalisé une performance remarquable.
Les Suuns portent mal leur nom tant l’expérience qu’ils proposent évoque plus l’eau que le soleil.
En terme de perception, tout d’abord. Le son du synthé omniprésent et envahissant devient rapidement une base sur laquelle se posent les guitares et la basse. La sensation est comparable à celle ressentie par les vacanciers lorsqu’ils s’arrêtent au bord d’une rivière ou sur la côte : le son du courant et des vagues, d’abord assourdissant, devient très vite un murmure indispensable.
En terme de sensation ensuite. La construction des morceaux est généralement similaire : synthé en base de travail, basse et batterie en guise de métronomes, voix et guitares en électrons libres dans une progression permanente vers des sommets oniriques. On se trouve, lors de ces montées, dans la peau d’un surfeur attendant la bonne vague. Les multiples accélérations de rythmes et ajouts de sons donnent l’impression d’être celles sur lesquelles l’auditeur peut oublier ses sens. Mais c’est au moment où, sans prévenir, tout s’emballe, qu’il se sent porté vers une transe sans limite. C’est ainsi, en surfant un tube de guitare électrique de plusieurs minutes, que le public du Nouveau Casino terminera cette soirée enchanté.

dimanche 12 juin 2011

La scène hexagonale électrise la Gaîte Lyrique



Note globale de la soirée : 5/5

Commentaire :
Dans une Gaîté Lyrique où le public parisien commence déjà à prendre ses marques, trois des noms les plus prometteurs de la scène française actuelle s’étaient donnés rendez-vous samedi dans ce qui pourrait être présenté comme un colloque sur les évolutions à attendre de la musique électronique dans les prochains mois.
Dans le rôle de l'avocat de l'électro sans fioriture, Acid Washed. Claviers et Mac de rigueur, pas de basse ni même de micro, les parisiens sortent leur répertoire basé sur des rythmes "disco" dynamiques couplés à des sons bien plus lourds lâchés à un rythme beaucoup plus lent. Le résultat est emballant malgré un manque flagrant d'originalité.
Adam Kesher défendait les couleurs de l'électro-pop. Quelques mois après la "release-party" de son album sur l’exiguë scène du Social Club, les bordelais ont semblé apprécier de jouer dans un espace plus grand. Pour l'occasion, ils ont adapté leur registre et proposé une version beaucoup moins punk de la plupart de leurs titres. Un très bon nouveau morceau fera oublier la déception d'un « Gravy Train » à l’interprétation très fade.
Réconciliateur des deux genres, Yuksek fait son entrée. Depuis plusieurs semaines, il avait prévenu qu'il avait composé Living on the Edge of Time avec l'objectif de pouvoir le faire vivre sur scène. Dès l'installation du matériel, on ressent une forte volonté d'humaniser la performance : les instruments et claviers ainsi que la batterie sont alignés au bord de la scène et les trois comparses touchent le public. La performance est féerique. Portée par un brillant nouvel album sans oublier les tubes de Away From the Sea, le rémois se redécouvre dans ce nouveau jeux de scène et semble s’étonner lui-même d'entendre sa voix omniprésente sur « Miracle » et « Dead or Alive ». Magnifique soirée pour lancer une tournée qui s'annonce sous les meilleurs auspices.

lundi 22 mars 2010

PHOENIX à L'Olympia le 22/03/10


Note globale de la performance : 4/5

Commentaire :
Phœnix au sommet de l’Olympe.
Si Versailles était un vignoble, on pourrait affirmer après la dégustation de ce soir que ses meilleurs crus se bonifient avec l’age.
Phoenix est aujourd’hui au sommet de son art pour 3 raisons.
Ils disposent d’une playlist extraordinaire, rythmée et ordonnée de façon à faire vibrer la salle sans discontinuité.
Ensuite, leur envie de manifester leur reconnaissance au public qui se traduisait parfois par des maladresses et des incompréhensions avec celui-ci est aujourd’hui assumée par l’ensemble du groupe qui joue les marionnettistes avec les salles hypnotisées.
C’est ce public qui est la 3ème raison de l’avènement du groupe versaillais. L’ambiance est à la hauteur de celle provoquée par les plus grands groupes "pop" : on chante, on danse, on boit, on s’embrasse… Pas d’adoration hystérique ni d’écoute passive, le public de Phœnix aime la musique et sait profiter du talent de l'oiseau.

vendredi 31 juillet 2009

BATTANT au Nouveau Casino le 29/07/09

Note globale de la performance : 2/5

Commentaires :
A priori BATTANT a tout pour réussir (un bon premier album, un label de qualité, une flagrante envie de bien faire). On en revient malheureusement très vite : notre trio ne se trouve pas sur scène. Le guitariste et surtout le bassiste/synthé ne cessent de se cacher tout le long du concert laissant notre malheureuse chanteuse affronter seule le public [froid]. Ce spectacle est d’autant plus frustrant que sur les rares morceaux où notre troisième larron lâche le synthé pour se mettre à la basse, on sent immédiatement la jeune chanteuse reposer sur ce rythme et lâcher une énergie punk d’une pureté rare… On peut résumer en disant que BATTANT a une âme « indé » incroyable mais qu’en se laissant aller à la facilité d’ajout électro ils se rapprochent plus de Telepathe au rabais que de Clash bondissants…

SEXUAL EARTHQUAKE IN KOBE au Nouveau Casino le 29/07/09


Note globale de la performance : 4/5

Commentaire :
4 jeunes qui n'ont même pas eu le temps (l'envie) de se trouver un jeux de scène. C'est donc à l'état brut qu'on les retrouve sur les planches du Nouveau Casino. Moins à l'aise mais musicalement bien plus ambitieux que les "Naïves". La voix omniprésente est soutenue par un synthé sans complexe, une basse minimaliste et une batterie simple et efficace. En gagnant en confiance en eux - mais sans perdre leur naïveté musicale - ils pourraient devenir les nouvelles coqueluches de la génération "FFAE" (Foutu pour Foutu Autant s'Eclater!).